La diplomatie francophone s’est invitée le mardi 7 avril 2026 au cabinet du Président du Conseil. Faure Essozimna Gnassingbé a accordé une audience à une délégation venue de Kinshasa, conduite par Crispin Mbadu Phanzu, ministre délégué en charge des Affaires étrangères, de la coopération internationale et de la Francophonie de la République Démocratique du Congo.
Envoyé spécial du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Crispin Mbadu Phanzu était porteur d’un message d’« ami et frère » adressé au Président du Conseil. L’objet de la démarche est directement lié à l’avenir de l’Organisation internationale de la Francophonie. La RDC est officiellement candidate au poste de Secrétaire général de l’OIF, une candidature portée par Juliana Amato Lumumba, qui faisait également partie de la délégation reçue à Lomé.

À l’issue de l’entretien, le chef de la délégation congolaise a confirmé la sollicitation : « Nous sollicitons à cet effet le soutien du Togo, un pays frère avec des liens historiques ». Pour Kinshasa, l’appui de Lomé compte dans cette bataille diplomatique où chaque voix des États membres pèse. Juliana Amato Lumumba a profité de l’audience pour présenter à Faure Gnassingbé l’engagement de la RDC et sa vision pour une Francophonie plus inclusive, capable de mieux rayonner sur la scène internationale.
L’échange entre les deux parties a dépassé le seul cadre de l’OIF. Lomé et Kinshasa en ont profité pour faire le point sur leurs relations bilatérales et évoquer les mécanismes à activer pour renforcer leur coopération et leur amitié. Le poste de Secrétaire général de l’OIF est loin d’être symbolique. Son titulaire est responsable du secrétariat des instances de la Francophonie, préside le Conseil permanent de la Francophonie, conduit l’action politique de l’organisation et siège de droit à la Conférence ministérielle de la Francophonie. Élu pour quatre ans par les chefs d’État et de gouvernement, il donne le ton et l’orientation de l’espace francophone. En venant chercher le soutien du Togo, la RDC lance une étape clé de sa campagne pour placer Juliana Amato Lumumba à la tête de l’institution.

