Face aux menaces régionales, Lomé ne recule pas. Le Budget citoyen 2026 acte une hausse de 2 milliards FCFA des dépenses de sécurité. Objectif : tenir la stabilité, protéger les populations et sécuriser l’investissement.
Entre 2025 et 2026, l’enveloppe dédiée à la sécurité passe de 30,2 à 32,2 milliards de francs CFA soit une hausse de plus de 2 milliards FCFA en un an. Cette hausse hausse permettra de mieux équiper les forces et renforcer les effectifs, de former les agents et déployer des outils de surveillance plus performants.
Pourquoi une telle décision
Avec les menaces transfrontalières, la criminalité organisée, la pression sur l’ordre public, il faut dire que les défis ne faiblissent pas. D’où ce choix budgétaire qui est une réponse opérationnelle. Il donne aux forces de défense et de sécurité les moyens d’anticiper, de réagir vite et de limiter l’impact des crises.
La sécurité comme levier économique
Un pays stable attire les capitaux. Les IDE l’ont prouvé avec un bond de 85% en 2020. La Plateforme industrielle d’Adétikopé, qui concentrait 107 milliards FCFA de projets au 3ᵉ trimestre 2022, tourne parce que l’environnement est sécurisé. Le budget 2026 s’inscrit dans cette logique où le pays a l’obligation de protéger les infrastructures, de garantir la continuité des activités et de maintenir la confiance des ménages comme des investisseurs.
Focus sur le nord
Les zones les plus exposées ne sont pas oubliées. Le Programme d’urgence pour la région des Savanes dispose d’un nouveau plan de réponse 2026-2027 chiffré à 18 milliards FCFA. Il vient en appui direct aux populations et aux dispositifs de sécurité sur le terrain.
Au-delà de l’urgence, la prévention
L’effort va plus loin que la réaction. C’est une doctrine qui consiste à renforcer les acquis d’aujourd’hui pour éviter le pire demain. C’est aussi un signal régional. En consolidant ses capacités, le Togo se positionne comme un partenaire crédible dans la coopération sécuritaire en Afrique de l’Ouest.
En clair, les 32,2 milliards FCFA de 2026 ne sont pas une dépense. C’est plutôt une police d’assurance pour la paix, la croissance et la souveraineté.

