Après la suspension de RFI et France 24 le 16 juin dernier, par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), l’on s’entendait à un retour des deux chaînes dans le paysage médiatique togolais. Mais après trois mois déjà le suspens reste toujours d’actualité. Pour en savoir davantage sur ce qui explique cette n6on reprise, notre rédaction s’est rapprochée de ceux qui son proche de ce dossier afin d’édifier le public sur les différentes raisons.
Selon les informations recueillies auprès des personnes ressources et proches de ce dossier, l’on comprend aisément que la non reprise des activités de RFI et France 24 sur le sol togolais, est liée avant tout à plusieurs obstacles à savoir: juridique., diplomatique et de la non conformité dans des échanges entre Lomé et Paris.
Ordre juridique
Sur ce plan, il revient de comprendre que la convention qui liait RFI au Togo selon les personnes ressources, n’a pas été renouvelée depuis son expiration en novembre 2022. Mais malgré ce non renouvellement de contrat, la chaine internationale continuait toujours par émettre sans base légale sur le térritoire togolais. Ainsi pour que cette radio puisse faire partie des paysages médiatiques du pays, il faut la signature d’un nouvel accord entre les premiers responsables de cette radio internationale et ceux de la HAAC. Une démarche dont les discussions trainent selon les informations.
Volet diplomatique
Par rapport au renouvellement de contrat, les togolais attendaient l’arriver à Lomé de deux représentants de France Médias Monde, maison-mère de RFI et France 24. L’objectif c’est de négocier les termes du nouvel accord. Mais, selon les mêmes sources, l’un d’eux n’a pas obtenu son visa. Ce qui a véritablement marqué l’annulation pure et simple de la mission qui repousse une fois encore les discussions à une date indéterminée.
Non conformité des échanges entre les deux parties
Dans l’intèrêt de permettre à la diaspora togolaise d’être informer sur l’actualité au plan national, une demande d’autorisation du gouvernement togolais à émettre en FM à travers une radio en France a été adressée aux autorités françaises. Mais selon la même source, force est de constaté que Paris n’a toujours pas donné de suite concrète à cette requête du Togo et se contente d’indiquer que cette demande est « en cours d’étude ». Ce qui n’est pas bien apprécié par Lomé.
Au demeurant, avec toutes ses explications, il revient à noter que la réouverture des antennes de RFI et France 24 reste compromise. Ce qui justifie le maintient de la position de la HAAC tout en rappelant que cette mesure de suspenssion avait été prise pour préserver l’ordre public et la cohésion sociale au plan national.
La Rédaction

