Le Togo a franchi un pas décisif dans la lutte contre le paludisme, principale cause de mortalité infantile dans le pays. Depuis le 1er septembre 2025, le vaccin R21/Matrix-M est disponible dans tous les centres de santé. Pour en marquer l’importance, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, avec l’appui de ses partenaires, a organisé une rencontre d’information avec la presse à Lomé.
Selon l’OMS, l’Afrique concentre 94 % des cas mondiaux et 95 % des décès liés au paludisme. Au Togo, la maladie représente 40 % des consultations externes et 25 % des admissions hospitalières, avec une forte létalité chez les enfants de moins de cinq ans. « Les conséquences socio-économiques du paludisme sont désastreuses, touchant les familles, les communautés et l’ensemble du système de santé », a rappelé M. Wotogbé Kokou, secrétaire général du ministère.
Le vaccin R21/Matrix-M, préqualifié en 2023 par l’OMS, est désormais intégré dans les programmes de vaccination de routine pour les enfants de 0 à 59 mois. Déjà utilisé dans une vingtaine de pays africains, il bénéficie d’un important soutien de Gavi, l’Alliance du vaccin, qui a mobilisé près de 24 millions de doses pour le continent.
Au Togo, le Programme élargi de vaccination prévoit quatre doses, administrées entre 5 et 15 mois. L’objectif est de réduire de 65 % la morbidité et la mortalité liées au paludisme et de vacciner chaque année près de 269 000 enfants, avec une couverture minimale de 80 % pour la première dose et de 70 % pour la quatrième.
Le ministère appelle à une mobilisation générale pour assurer le succès de cette campagne : respect du calendrier vaccinal, lutte contre la désinformation, formation du personnel de santé et implication des communautés. Le vaccin n’étant qu’un outil complémentaire aux mesures de prévention déjà existantes, sa réussite dépendra de l’adhésion collective.
Dieudonné

